Clara Thomine

CV Info Bio

Clara Thomine (1990) vit et travaille à Bruxelles.
Elle a étudié à l’École nationale supérieure d’art de Nancy, avant de poursuivre ses études à l’ERG (Bruxelles), en vidéo, installation et performance.

C’est là qu’elle commence à réaliser une série de courts films où elle se met en scène. Elle incarne un personnage qu’elle confronte à différentes situations. Dès sa sortie d’école, elle fait une première exposition personnelle à la Galerie C-o-m-p-o-s-i-t-e à Bruxelles (2016) et des performances à Nancy, Bruxelles, Namur ainsi qu’au Casino du Luxembourg (2017) où elle expose aussi son travail vidéo la même année. Dans ses différents travaux, elle improvise beaucoup en partant de situations réelles, et en y mêlant une part de fiction, les traces de la frontière entre les deux domaines étant soigneusement effacées.

En 2019, elle s’attaque à un nouveau genre, avec la conférence-performance Ça va changer, qu’elle jouera à Bruxelles à l’ISELP et à Paris au CWB. Elle y aborde aussi bien des sujets liés à la création artistique, à l’usage du numérique qu’au réchauffement climatique.

Fin 2020, pour une nouvelle exposition personnelle à Bruxelles, elle ouvre un magasin éphémère pour y vendre des objets trouvés après la fin du monde. Le titre Tout doit disparaître, comme l’exposition, joue sur l’ambiguïté d’un slogan qui évoque à la fois les soldes et l’apocalypse. Elle crée à cette occasion les Éditions de la fin du monde. Le projet Tout doit disparaître sera exposé sous diverses formes, au CWB à Paris, au Centre de la Gravure et de l’Image imprimée à La Louvière, lors de la Triennale Jeune création à Luxembourg, et au Festival OVNI à Nice où elle remporte le 3e Prix Grand OVNI.

Son travail vidéo est également montré dans des festivals de court-métrages tels que DokumentArt (DE), Partie(s) de Campagne (FR),Un Festival C’est Trop Court(FR), le Brussels Short Film Festival (BE), où elle remporte le Prix d’interprétation féminine pour Le ski, la vraie nature, le vide.

En 2022, elle crée un cimetière pour glaciers avec le Centre Culturel Wolubilis. Cette installation dans l’espace public, s’intitule Pleure(nt) les glaciers, et se trouve toujours au parc Georges Henri à Bruxelles.

En 2023, elle propose une nouvelle version de son exposition Tout doit disparaître à Espace Vanderborght à Bruxelles et au Muséum M, à Louvain puis à la Biennale de l’Image possible, à Liége en 2024.

En 2024 elle organise et présente/performe une série de 5 soirées Délestage, un dispositif spéculatif qui propose au public de se mettre en situation dans une fiction plausible où l’énergie raréfiée obligent les habitants des villes à inventer de nouvelles manières de faire culture ensemble.

Actuellement, elle se tourne vers un travail vidéo/cinéma plus articulé, avec notamment le projet La Fin du monde dans la ville éternelle, un film tourné en 2023 à Rome, lors d’une résidence à l’Academia Belgica.